Christine Chautemps

Sage-femme
Formatrice
Indépendante

Témoignages de patientes


Mme Guillemot, Ain, Janvier 2018.


Agée de 56 ans, j’étais gênée par des fuites urinaires en particulier lors d’efforts ou lorsque que je toussais ou éternuais. Les séances d’eutonie m’ont permis d’améliorer mon état.


J’ai beaucoup apprécié de reprendre conscience de mon corps, de corriger les déséquilibres qui s’étaient installés au cours des années. La méthode est douce et peut se pratiquer plusieurs fois par jour dans la vie quotidienne.


Au final, j’ai l’impression d’avoir repris possession de mon corps et d’avoir résolu mes problèmes.


Magali Frayssines, Isère, Février 2018.


« Lâche prise », « détends-toi » : des mots de professionnels et d’amis qui sont revenus souvent lorsque j’avais eu des contractions trop fréquentes vers mon 6ème mois de grossesse. En théorie, je comprenais très bien mais c’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire ! J’avais bien la volonté de lâcher mais en pratique les résultats étaient peu concluants. J’étais démunie. J’avais suspendu ma pratique du tai-chi en début de grossesse car j’avais peur de faire des postures qui pouvaient être contre-indiquées. Lorsque j’ai entendu parler de l’eutonie pour la préparation à l’accouchement, j’ai été très intéressée car, comme au tai-chi, cela semblait allier corps et esprit sans faire appel à des techniques de respiration car cela ne me convenait pas.


J’ai beaucoup travaillé sur ma posture essentiellement au niveau des appuis de ma voûte plantaire et du bassin. Lâcher la technique, le « bien faire », la visualisation ; en un mot lâcher le mental pour s’en remettre aux sensations. J’ai gagné en relâchement en posture statique mais surtout en position dynamique (marche par exemple).


Durant ma grossesse, cela m’a permis de quasiment supprimer mes contractions et j’ai abordé l’accouchement avec plus de confiance : bien dans mon corps, j’étais alors mieux dans ma tête.


Durant l’accouchement, cela m’a permis de repousser le plus possible la péridurale qui était programmée vu la position du bébé et de réduire fortement la dose de l’anesthésie. Encore aujourd’hui, c’est une aide de tous les jours.


Jennifer Bouilloux, Ain, Janvier 2018.


Il est 19h et je suis confortablement installée dans mon canapé avec ma petite Margot de bientôt 3 mois qui tête paisiblement.


Je repense à ma séance d’eutonie avec Guylaine, ma SF, tout à l’heure. C’était ma troisième séance. Quelle séance ! Je n’aurais jamais cru vivre de telles émotions pour rééduquer mon périnée, et j’en ris maintenant.


Nous sommes allées à la rencontre de mon sacrum qui m’a appris beaucoup de choses ! J’ai toujours eu mal au dos dans cette zone particulière de mon corps. C’est une zone sensible. Nous avons placé un ballon, j’ai dessiné avec mon coccyx et mes ischions puis Guylaine est venue retirer le ballon.


C’est alors que l’émotion, une vague immense, un flot de larmes incontrôlable m’est monté aux yeux qui étaient clos. Je revivais mon accouchement, cette libération, ce soulagement mais aussi cette séparation irréversible, cet adieu corporel. Mon dos littéralement aplati sur le sol, le ventre alourdi par les quelques efforts fournis, ma respiration était remontée au sternum pour laisser sortir ces larmes bienveillantes. Je venais de comprendre que des années de douleur bloquée s’en étaient allées avec ce ballon, comme une métaphore…


Je vous remercie Guylaine et Christine pour m’avoir aidée sur le chemin de mon éclosion. Mes premières séances d’eutonie, il y a 3 ans, m’ont amenée petit à petit à prendre soin de moi.


La pleine conscience, l’attention envers soi-même, c’est l’enseignement de la liberté face aux tracas emprisonnants de la vie.


Prendre le temps de la pratiquer, c’est le début de la sagesse.


Et écrire sûrement le meilleur moyen de la répandre !